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Les perspectives du secteur du transport touristique

Madame la Ministre,

le secteur du tourisme est et sera gravement impacté par la crise sanitaire que nous vivons aujourd’hui, et ce, pendant encore de nombreuses semaines, voire de nombreux mois. Et peut-être une ou deux années. Pour beaucoup d’acteurs du secteur, la saison 2020 est déjà arrivée à son terme en raison de nombreuses annulations ou de l’arrêt pur et simple de leurs activités.

Dans cette question, j’aborderai plus spécifiquement le secteur du transport touristique, lui aussi durement atteint par les annulations en cascade depuis début mars. En effet, pour un grand nombre de ces opérateurs, les calendriers sont maintenant presque vides, et ce jusque fin août, voire jusqu’à 2021. D’après les retours que nous avons d’acteurs de terrain, ceux-ci estiment qu’un retour « à la normale » se ferait, mais à l’horizon 2022.

Ces opérateurs du transport touristique peuvent aujourd’hui rouler, mais dans des conditions qui sont automatiquement à perte, selon eux, avec la limite de 12 personnes par autocar, alors que le transport aérien permet maintenant un remplissage quasi complet des avions.

La Wallonie, par le biais de ses aides régionales, a déjà permis d’alléger temporairement les difficultés économiques subies par le secteur touristique. Vous travaillez avec les acteurs touristiques sur une stratégie de relance pour la période post-COVID.

Pouvez-vous nous indiquer les mesures prévues pour la relance du secteur du transport touristique ?

Disposez-vous d’un échéancier pour cette relance touristique en Wallonie ?

Le transport touristique a, je pense, un rôle à jouer dans la relance de notre secteur touristique et la promotion du tourisme local et national.

Sont-ils partie intégrante des travaux sur le redéploiement touristique à l’étude ?

Avez-vous consulté votre collègue au niveau fédéral en charge de l’Économie et de l’Emploi concernant des mesures fédérales et uniformes au niveau belge pour venir en aide au secteur touristique ?

 

Réponse de la Ministre :

 

Monsieur le Député,

j’ai bien conscience de la situation précaire des sociétés d’autocar, notamment avec l’imposition des mesures sanitaires strictes mentionnées dans votre question.

Dès le début de la crise, j’ai associé l’association professionnelle représentant celles-ci aux différentes discussions au sein du Gouvernement wallon ainsi qu’aux mesures de soutien dont elles ont bénéficié dans le cadre de la première phase des aides.

J’ai bien conscience que, pour ces sociétés, comme pour tant d’autres secteurs, ces aides peuvent représenter peu de choses eu égard aux pertes encourues par le secteur. Des décisions ont été prises pour soulager un maximum les entreprises, mais, en réalité, certaines doivent faire face à de plus lourdes pertes financières.

Vous m’interrogez sur une mesure financière spécifique au tourisme en tant que ministre du Tourisme, le secteur n’est pas réglementé par le Code wallon du tourisme, puisqu’il relève des activités économiques, mais croyez bien que j’appuie leurs requêtes auprès du Gouvernement wallon.

En tant que ministre en charge du Tourisme, je travaille en collaboration avec l’ensemble des acteurs – le CGT, WBT et les associations professionnelles – à la mise en œuvre d’autres mesures spécifiques au secteur du tourisme en général.

Il s’agit essentiellement de mesures de relance pour lesquelles une équipe « relance » consacre toute son énergie à mettre en place diverses actions destinées à soutenir le secteur dès la sortie de cette crise. Dans le cadre de cette relance, il y a notamment la campagne de promotion.

Ces mesures pourront dès lors parfaitement s’aligner aux propositions du plan de relance pour le secteur des autocaristes belges tels que les besoins d’une campagne de communication avec des cibles prioritaires comme les seniors de plus de 65 ans en priorité, les 45-64 ans et
les familles avec de jeunes enfants.

Ces besoins nous ont été transmis lors de nos enquêtes auprès des différentes associations et sont intégrés dans les actions de communication relevant de la campagne de promotion.

Il s’agit d’une situation plus que délicate dans laquelle nous nous trouvons tous et toutes, mais le secteur du tourisme est solide et résilient.

En conclusion, je tiens à préciser que, dans le cadre des réunions du groupe de travail Get up Wallonia, la réalité du secteur sera prise en compte dans la task force « Économie », d’où les liens avec le Fédéral à partir de là.