Filière drône - L'Avenir (13/04/2026)
13/04/2026 – Je constate, comme beaucoup aujourd’hui, que les drones ont profondément transformé les enjeux de sécurité. Ce que l’on observait surtout dans des conflits comme en Ukraine ou au Moyen-Orient nous concerne désormais directement. En Belgique, le nombre de vols non identifiés montre bien que nous ne sommes pas à l’abri et qu’il est temps de prendre ces questions au sérieux.
Dans ce contexte, la proposition visant à structurer une filière wallonne dédiée aux technologies liées aux drones et à leur neutralisation me paraît non seulement pertinente, mais nécessaire. Nous disposons déjà en Wallonie des compétences, des technologies et des acteurs industriels et académiques capables de répondre à ce défi. Ce qu’il nous manque, c’est une organisation claire, une vision commune et une capacité à coordonner ces forces.
C’est pourquoi, au nom du Parti socialiste, je confirme que nous soutiendrons cette initiative. Elle est équilibrée, elle présente un intérêt économique réel, notamment en matière d’emploi, d’innovation et de recherche, et elle répond surtout à une urgence en matière de sécurité publique. Il ne s’agit pas de céder à une logique de militarisation, mais bien de protéger nos infrastructures critiques et de renforcer notre autonomie technologique.
Pour moi, il est essentiel d’avancer rapidement. Nous devons mettre les bouchées doubles et aller au plus vite, au plus droit, au plus direct. Les enjeux sont trop importants pour tergiverser. Cela ne veut pas dire agir sans réflexion, mais agir avec détermination et efficacité.
Enfin, cette démarche doit aussi s’inscrire dans une logique de coopération, notamment à l’échelle européenne, afin d’intégrer les chaînes de valeur existantes et de maximiser les retombées pour la Wallonie.
Déchets sur la N5 - L'Avenir (25/02/2026)
Je me suis récemment inquiété de l’état inacceptable des abords de la N5 vers Charleroi, où les parkings et accotements sont envahis de déchets. La réponse apportée par le ministre, qui se limite à l’installation de quelques poubelles supplémentaires, me paraît largement insuffisante face à l’ampleur du problème. Avec François Desquesnes, nous avons échangé sur la situation, et j’ai insisté sur la nécessité d’aller plus loin. Selon moi, il faut s’attaquer aux causes structurelles, notamment le manque criant d’infrastructures pour les poids lourds sur cet axe. Entre Woinic et Nivelles, il n’existe aucune aire adaptée sur près de 150 kilomètres, ce qui contribue directement à ces comportements problématiques.
C’est pourquoi je défends à nouveau l’idée d’aménager une aire pour routiers, notamment sur le site d’EFEL à Frasnes. Cette solution permettrait à la fois d’améliorer la propreté, les conditions de travail des chauffeurs et la sécurité sur cet axe. Même si des contraintes existent et que cela prendra du temps, je considère qu’il est essentiel d’anticiper et de proposer des solutions concrètes plutôt que de se contenter de mesures limitées.
APE - L'Avenir (25/02/2026)
Je constate que la réforme des aides à l’embauche en Wallonie, qui entrera en vigueur prochainement, vise à simplifier le système en instaurant un incitant unique pour favoriser l’emploi des publics les plus fragilisés, notamment les jeunes peu qualifiés et les travailleurs plus âgés. L’objectif est louable, puisqu’il s’agit de faciliter un retour durable vers l’emploi.
Cependant, j’attire l’attention sur plusieurs points d’inquiétude. D’abord, la question des contrats courts, qui peuvent fragiliser les parcours professionnels au lieu de les stabiliser. Ensuite, et surtout, la question du financement. Comme je l’ai souligné, nous travaillons avec une enveloppe budgétaire fermée, ce qui risque de créer de l’incertitude, tant pour les entreprises que pour les demandeurs d’emploi, une fois les moyens épuisés.
Face au ministre Pierre-Yves Jeholet, j’insiste donc sur la nécessité d’assurer la viabilité et la prévisibilité de cette réforme. Il est essentiel que ce dispositif reste fiable dans le temps, afin d’éviter des effets négatifs sur les travailleurs et de garantir un véritable soutien à l’emploi durable.
Marché couvert de Ciney - SudInfo (07/02/3026)
Je suis particulièrement inquiet de la situation du marché couvert de Ciney, un outil économique majeur qui a vu son activité passer sous le seuil de rentabilité. Ce marché, qui est le plus grand marché aux bestiaux d’Europe, joue un rôle structurant essentiel pour toute la filière agricole, et il est impératif de le préserver.
Face à la ministre Anne-Catherine Dalcq, j’ai insisté sur la nécessité d’agir rapidement. Si je prends acte de sa volonté de rester attentive et de laisser les responsables locaux proposer des pistes, je considère que la Région doit aller plus loin. On ne peut pas se contenter d’observer la situation évoluer alors que les difficultés financières s’accumulent.
Avec d’autres élus, nous demandons que la Région prenne le lead, en mettant en place un groupe de travail pour rassembler tous les acteurs concernés et identifier des solutions concrètes. L’enjeu est clair : éviter que ce marché emblématique ne disparaisse faute de décisions rapides et coordonnées.
Viaduc Charlemagne - SudInfo (05/02/2026)
Je suis intervenu concernant la situation du viaduc Charlemagne à Dinant, où les travaux de réhabilitation accusent un retard et où la bande de circulation encore utilisée par les automobilistes se dégrade de plus en plus. Il était important pour moi de relayer les inquiétudes des usagers et de vérifier si le calendrier initial, qui prévoit une fin de chantier en 2026, serait respecté.
Face au ministre François Desquesnes, j’ai demandé des clarifications sur l’état d’avancement du chantier et sur les solutions envisagées à court terme. Il a confirmé un décalage de plusieurs mois, notamment en raison des conditions météorologiques, tout en maintenant l’objectif d’une finalisation fin 2026.
Je reste toutefois attentif à la situation actuelle, en particulier à la dégradation du revêtement sur la bande encore en service. Il est essentiel que des améliorations interviennent rapidement, notamment avec la reprise des travaux et le basculement du trafic, afin de garantir la sécurité et le confort des automobilistes dans l’attente de la fin complète du chantier.