17/03/2025 – J’ai souhaité faire le point avec la Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité sur l’avenir du label « Table de terroir ».

Ce label, créé au début des années 2000 et relancé dans le cadre du Plan de relance, est un bel exemple de partenariat gagnant-gagnant : les restaurateurs valorisent les produits locaux dans leurs établissements, et les producteurs trouvent de nouveaux débouchés pour leur savoir-faire.

Un réseau en pleine croissance

Aujourd’hui, plus de 100 restaurants ont été labellisés, dont 95 sont actifs et travaillent directement avec plus de 1 000 producteurs locaux. De nouvelles candidatures sont en cours d’analyse, preuve de l’intérêt que suscite cette démarche.

Une première grande évaluation indépendante, réalisée en août 2024, a confirmé le potentiel du réseau : son taux de notoriété atteint déjà 43 % auprès du grand public. Et au-delà des chiffres, cette dynamique répond aux attentes des citoyens en matière de qualité, d’origine et de traçabilité des produits.

Des moyens confirmés, mais après 2026 ?

La Ministre a confirmé une enveloppe de 510 000 euros prévue jusqu’à fin 2026, ce qui permet de soutenir les ambitions de croissance du réseau. Mais au-delà de cette date, rien n’est encore arrêté : le financement devra être discuté avec l’APAQ-W et son conseil d’administration dans le cadre de leur futur plan opérationnel.

Je resterai attentif à ce point, car il est essentiel que les moyens suivent pour garantir la pérennité du réseau.

Et le projet « Étoiles du terroir » ?

Un label dédié à la gastronomie haut de gamme avait été envisagé, sous le nom d’« Étoiles du terroir ». Après concertation avec les acteurs du secteur, il a finalement été abandonné. L’idée était de ne pas complexifier davantage le paysage de la restauration et de se concentrer sur un label fort et lisible.

Mon constat

À mes yeux, ce qui est le plus marquant, c’est que ces 95 à 115 restaurants labellisés font travailler directement plus de 1 000 producteurs locaux. C’est là la vraie réussite : un réseau qui dynamise à la fois notre gastronomie et notre agriculture.

Je continuerai à suivre ce dossier de près, car je suis convaincu que « Table de terroir » est une belle vitrine pour la Wallonie et qu’il doit être consolidé au-delà de 2026.