La question de l’accès à la terre pour nos agriculteurs, en particulier les jeunes, fait l’objet de débats au sein de cette commission, mais aussi lors des Assises de la Terre.

La problématique de l’accès au marché acquisitif reste importante et est confrontée aux achats massifs de terres agricoles par des grands groupes privés qui les transfèrent alors sur le marché locatif.

L’augmentation des prix du foncier des dernières années rend, selon plusieurs acteurs du terrain, impossible l’accès au marché acquisitif pour la majorité des jeunes agriculteurs, alors qu’un renouvellement du secteur aura lieu dans les 10 ans, la moyenne d’âge se situant à hauteur de 58 ans. La mobilité foncière est capitale pour assurer la pérennité de notre secteur agricole.

Lors des Assises de la terre, le modèle français a notamment été examiné, particulièrement le fonctionnement des SAFER. Ce modèle de gestion semble faire ses preuves dans l’Hexagone.

Vous aviez laissé jusqu’à la fin du printemps 2023 à votre administration pour une analyse et priorisation des différentes propositions des acteurs agricoles à la suite des Assises de la Terre.

  • Quelles sont les avancĂ©es engrangĂ©es concernant la gestion foncière coordonnĂ©e prĂ©vue dans le Code wallon de l’Agriculture pour les terres publiques ?
  • Parmi les propositions avancĂ©es, on retrouve la crĂ©ation d’une nouvelle forme de sociĂ©tĂ© sur le modèle du groupement foncier agricole bailleur tel qu’il existe en France. Une telle forme de sociĂ©tĂ© verra-t-elle le jour en Wallonie ?
  • Comment allez-vous avancer et mettre sur les rails d’ici la fin de cette lĂ©gislature les propositions retenues suite aux Assises de la terre ?
  • Quelles adaptations prĂ©voyez-vous sur le marchĂ© foncier agricole wallon suite Ă  la jurisprudence de la Commission sur l’acquisition de terres agricoles du 18 octobre 2017 ?

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