23/09/2025 – La rentrée scolaire marque aussi la reprise intensive des transports en commun, en particulier des bus du TEC, utilisés quotidiennement par de nombreux élèves et étudiants. Chaque année, la même réalité ressurgit : certaines lignes et certains horaires sont totalement saturés, avec des conséquences très concrètes pour les familles.
Des bus bondés, des élèves debout, collés les uns aux autres… et, plus grave encore, des jeunes laissés à quai, incapables de monter à bord faute de place. Résultat : retards répétés, absences injustifiées et élèves contraints de rentrer chez eux alors que les abonnements ont été payés.
La ligne 59/1 : un problème connu… depuis des années
J’ai pris l’exemple très concret de la ligne 59/1 Chimay – Brûly – Couvin – Pesche, qui dessert plusieurs écoles de l’enseignement officiel et libre. Depuis la rentrée, cette ligne est complètement surchargée.
Ce problème n’est malheureusement pas nouveau. Des parents alertent les autorités depuis 2020, sans réponse concrète. Cinq ans plus tard, nous en sommes toujours au même point.
Pourtant, les chiffres sont connus. Les abonnements vendus donnent une idée très claire du nombre d’élèves et d’étudiants qui empruntent ces bus chaque jour. Des comptages ont encore été réalisés récemment, notamment entre Cul-des-Sarts et Brûly, preuve que la surcharge est bien réelle.
Une réponse du Ministre… mais peu de solutions structurelles
Le Ministre reconnaît que les services du TEC sont informés des problèmes sur cette ligne et qu’ils analysent différentes pistes : comptages sur le terrain, dialogue avec les usagers, remplacement par des bus de plus grande capacité ou renforts ponctuels.
Il rappelle aussi que le TEC doit avant tout viser l’efficience, c’est-à-dire mettre les bus au bon endroit, au bon moment, dans un cadre budgétaire contraint. Selon lui, davantage de moyens financiers ne suffisent pas toujours à augmenter la fréquentation ou la qualité du service.
Je prends acte de cette réponse, mais elle reste largement insuffisante pour les familles concernées.
Le milieu rural ne peut pas être le parent pauvre
Je tiens à le rappeler fermement : le milieu rural est trop souvent délaissé au profit des zones urbaines. Il ne s’agit pas d’accuser le TEC ou ses agents, mais de constater une réalité persistante : des horaires inadaptés aux heures de rentrée et de sortie des écoles, des bus saturés, et des élèves contraints de partir plus tôt pour être sûrs de pouvoir rentrer chez eux.
👉 Le transport scolaire n’est pas un luxe. C’est un service public essentiel, un droit fondamental à l’accès à l’enseignement.
Il est urgent de renforcer l’offre de manière structurelle, d’adapter les horaires aux réalités scolaires et d’instaurer un véritable dialogue avec les usagers, en particulier dans les zones rurales.
Je continuerai à porter ce combat, car laisser des élèves à quai n’est tout simplement pas acceptable.