En tant que député de notre arrondissement, je reste particulièrement attentif à la gestion de la Lesse, ce joyau naturel qui fait la fierté de Dinant et de ses environs. C’est pourquoi j’ai récemment interpellé le ministre François Desquesnes sur les conditions d’octroi du permis permettant la mise à l’eau des kayaks.

Dans sa première réponse, le ministre évoquait un maximum de 1 169 kayaks par jour, avec une dérogation à 1 525 pour vingt jours par an. Or, après vérification, il s’avère que les mises à l’eau cumulées des deux opérateurs actifs – Dinant Tourisme et Dinant Aventure – peuvent atteindre jusqu’à 1 769 unités, voire 2 325 en période de dérogation. Cette réalité n’avait pas été clairement mentionnée dans la communication initiale du ministre, créant ainsi une confusion regrettable sur l’ampleur réelle de l’activité autorisée.

Je considère que la transparence envers les citoyens, les associations environnementales et les élus est une condition essentielle à la confiance démocratique. Les chiffres, les décisions et leurs justifications doivent être pleinement partagés, surtout lorsqu’il s’agit d’un équilibre aussi délicat entre tourisme, économie locale et protection de l’environnement.

Le ministre reconnaît d’ailleurs une imprécision dans sa réponse du 9 septembre et précise désormais que le volume total correspond à celui en vigueur il y a vingt ans. Si le statu quo environnemental est affiché comme objectif, il reste indispensable de vérifier sur le terrain que la pression sur la rivière reste supportable pour la faune, les berges et la qualité de l’eau.

Je veillerai, pour ma part, à ce que la clause de rendez-vous prévue dans les deux ans soit pleinement mise en œuvre et qu’une évaluation indépendante des impacts soit menée, comme le prévoit le permis.

Notre responsabilité collective, en tant que socialistes, est de défendre une économie touristique durable, respectueuse des travailleurs et de notre patrimoine naturel. La Lesse n’appartient à personne : elle appartient à tous.